CHINCHNOIS

11 février 2014

Du bidouillage Html et de ses ratés (ou de ma profonde incompétence)

Et voilà, à force de vouloir bidouiller les codes html, plusieurs mois de messages non publiés et définitivement perdus. D'où la publication des anciens articles que j'ai pu repêchés ça et là. Non que ce soit une grande perte littéraire, mais bon, c'est frustrant...

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Un peu de moi : part 2

- Le moindre tremblement à bord d’un avion peut me plonger dans une terreur effroyable. Ça n’a pas toujours été le cas. J’ai effectué mon premier vol (aller et retour) jusque Moscou à bord d’un (très) vieil appareil russe dont le charivari incessant laissait penser qu’il allait se désagréger à tout moment. Et là, rien, grande sérénité. Ce n’est que lors de mon deuxième vol à bord d’un avion flambant neuf que l’angoisse est apparue. Depuis lors, peur systématique. Cette terreur ne m’a pas empêché et ne m’empêchera quand même pas de prendre l’avion pour me rendre dans les contrées lointaines que nous désirons vraiment découvrir. Ceci dit, le train de nuit est une excellente solution de remplacement. Nous y faisons souvent de belles rencontres. Et puis, surtout, j’aime cette transition lente vers la destination, ces petits verres sirotés dans le « wagon bar », voir, accoudé sur le rebord des fenêtres du couloir, ces paysages défiler jusqu’à la dernière lueur du jour.

- Il mio ragazzo et moi sommes entourés d’une myriade d’enfants : 6 filleuls et 7 neveux. Je les adore et j’adore passer du temps avec eux. Au fil des quatorze années de notre vie commune, notre envie d’avoir des enfants (pour autant que cela fût légalement possible) est passée par tous les stades : doute, hésitation, envie, renoncement… Nous avons fini par nous dire que les choses étaient très bien comme elles étaient. J’ai en moi des trésors d’amour pour les petites têtes blondes, je les donne sans compter à celles qui nous entourent.

Suite au prochain épisode...

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Un peu de moi : part 1

J’ai failli me noyer à deux reprises. La première fois, à l’âge de 7-8 ans, dans une rivière lors d’un camp scout, sauvé par l’infirmier (mais ça, j’en ai déjà parlé). La deuxième fois, à l’âge de 14 ans. Comme les vacances précédentes, mon père et moi étions partis faire de la plongée sous-marine à Quiberon. Deuxième jour de plongée, on descend un peu plus profondément. Alors que je me retourne, je laisse bêtement tomber mon détendeur. Merde, comment on fait encore pour éjecter l’eau ? À court d’air, je commence à remonter en flèche. Mon père, ne comprenant pas ce qui se passait, me retient par l’une des palmes. Au bord de l’asphyxie, je parviens à montrer mon détendeur empli d’eau, lui faire comprendre que je ne sais pas comment m’y prendre. Mais ouf, il lâche ma palme et, re-ouf, j’arrive tout juste à temps à la surface. L’une des premières règles enseignées lors des cours pratiques avec bonbonne : appuyer sur le bouton situé au milieu du détendeur pour expulser l’eau… Comme quoi, l’école buissonnière (que je pratiquais assidûment dans mon club de plongée) peut avoir de fâcheuses conséquences… !

Jusqu’à l’âge de 15 ans, je détestais les langues étrangères, ce qui peut paraître étonnant pour le traducteur que je suis. L’apprentissage du néerlandais, que l’on nous imposait depuis l’âge de 10 ans, était un véritable supplice. Inversion du verbe et du sujet, rejet du verbe à la fin de la phrase… C’est lors de rencontres, organisées par notre europhile de directeur, avec des jeunes issus des quatre coins de l’Europe que j’ai découvert ce formidable outil de communication que sont les langues étrangères.

À l’âge de 8 ans, alors que tout le monde était endormi dans le camp où nous bivouaquions sur le littoral turc, je pris la « poudre d’escampette » avec un jeune élève de mon beau-père pour passer la journée sur un bateau de pêche, faisant fi de la condition posée la veille par ma mère (qu’un adulte soit présent). Ayant vu le bateau, la quasi-absence d’une rambarde digne de ce nom, ainsi que les toilettes de fortune placées à quelques dizaines de centimètres du bord du bateau, et vu ma maladresse légendaire, ma mère me décocha, à l’arrivée de notre bateau au beau milieu de la nuit suivante, une gifle qui laissa transparaître des heures durant toute l’angoisse subie. Moi, j’avais passé une journée magique ! Sale gamin !!! ;-)

 

Suite au prochain numéro…

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Premiers souvenirs érotiques

escalier

Vous savez ces situations instantanément gravées au plus profond de nous qui nous ont procuré ces instants extatiques entre chien et loup, seuls sous les draps.

- 7-8 ans. Camp scout. Je nage dans le cours d’eau près du camp, j’essaye de m’approcher du bord mais mes pieds sont aspirés vers le fond de la rivière. À peine la tête ressort-elle de l’eau qu’elle y plonge à nouveau. Je vois le chef infirmier courir à toute allure et plonger dans l’eau. Quelques secondes plus tard, il me sort de l’eau, me prend dans ses bras et m’emmène à « l’infirmerie ». Je suis couché, dans un état de semi-conscience. Alors que j’entends sa voix s’enquérir de mon état et que ses mains frictionnent mes bras, je vois son visage à quelques centimètres du mien. Un sentiment fort m’attire vers lui…

- 9-10 ans. Camionnette sur le terrain à l’arrière de la graineterie de mon parrain. La fille (même âge que moi) d’un des locataires me fait découvrir ses lèvres, sa langue, la chaleur moite et douce de sa bouche et le partage des caresses. Je me sens submergé par un sentiment fort, déroutant : l’excitation.

- 12-13 ans. École secondaire. Au cours d’informatique, H. (beau maghrébin), qui se trouvait sur le banc derrière le mien, m’appelle et me dit : « Regarde sous le banc. » Je me penche aussi discrètement que possible et à travers le petit casier métallique vide du banc, je le vois tenir son sexe, joliment circoncis, avec volupté.

- 13-14 ans. Piscine du club de plongée, les vestiaires communs. Arriver dans ces vestiaires est toujours une grande excitation pour moi. C’est que j’y attends impatiemment un beau brun aux cheveux mi-longs d’une vingtaine d’années ! Sous son t-shirt, un torse joliment dessiné. Sous son pantalon, deux magnifiques fesses musclées et légèrement poilues. La vue de ce garçon s’effeuillant est d’un érotisme puissant.

- 14 ans. Maison paternelle. L’ami de mon frère, grand objet de fantasme, décide d’utiliser le petit sauna de mon père. Vous savez, ce petit sauna rond en bois (de fortune) sur lequel on place un genre de housse en plastique. Je suis dans la chambre et il sort du sauna, nu et le sexe dressé.. Je crois défaillir !

- 15 ans. Bureau de mon beau-père. Fin de journée, j’attends l’arrivée de mon beau-père dans son bureau sur le chantier. L’ouvrier « Brad Pitt » rentre dans le bureau, se déshabille et prend une douche dans la cabine de douche sans rideau, juste en face de moi. Je vois encore l’eau ruisseler sur son torse, ses bras, son bas-ventre et ses jambes. J’arrive à peine à détourner les yeux, mon cœur bat la chamade.

- 17-18 ans : Grâce à mon amie E, je rencontre S. et son frère N, un bel italo-belge. C’est cliché, mais on se noierait dans ses yeux bleus. Première ou deuxième rencontre : N. et moi sommes dans la salle-de-bain, il me tourne le dos, abaisse son pantalon et son slip. Je saisis un pinceau et peins ses magnifiques fesses (pour la petite histoire : afin qu’il puisse laisser la marque de son derrière sur le cadeau d’E.).

Je pourrais évoquer pas mal d’autres souvenirs mais je pense que ces scènes comptent parmi les souvenirs érotiques les plus puissants. Ils ont façonné mon univers érotique, fantasmatique.

evel

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8 août 1995 – journal d’un jeune paumé

mer

« Threesome ». C’est le titre du film que nous venons de voir. Les pubs défilent à l’écran, mes amis s'activent autour de moi mais je n’arrive pas à faire la transition. Ce film « banal » suscite en moi des sentiments forts. Il s'agit de l'histoire de 3 étudiants (deux garçons et une fille) vivant dans le même logement à l'université. Relation triangulaire : la fille est amoureuse de l'homo, qui lui n'a d'yeux que pour the other guy, qui lui est attiré par elle. Une relation « amoureuse » s’établit entre les trois protagonistes, qui finissent par partager la même couche. La passion qui les enflamme cède la place à la destruction, puis au néant. Le trouble que j'éprouve est lié à la réflexion du gay qui « ne comprend pas comment il est possible que des personnes ayant occupé une place si importante dans sa vie puissent disparaître du jour au lendemain ». Cette petite phrase somme toute assez banale me tiraille car elle fait résonner en moi cette nostalgie que j’éprouve (et que j’ai toutes les peines du monde à gérer) en repensant aux moments heureux vécus avec des personnes qui m’ont été chères et qui ont « quitté ma vie » du jour au lendemain. Et puis, il y a d'autres raisons à ce trouble. D'autres raisons qui me poussent à créer ce journal, que je veux intime : intimement lié à ce que je ressens et surtout, à ce que je suis. Je souhaite y livrer tout ce que j’ai toujours enfoui au plus profond de moi, ce qui me tourmente, me choque, sans oublier les pensées les plus belles comme les plus laides, ce qui me rend heureux ou malheureux. Cette première partie, c’est à toi, E., que je l’adresse. Toi qui m’es si chère, à tel point que je n’ai pas toujours été en mesure de discerner la nature des sentiments que je nourrissais à ton égard. Bientôt, tu liras ce journal. Ce que j'y raconte, je n'ai jamais osé le dire à personne. Je te demande de rester la même vis-à-vis de moi, de ne pas me rejeter, de continuer à poser sur moi le même regard car en dépit du voile que je lève sur certains secrets, je reste la personne que tu connais. Ce film met en scène Alex (le bel aventurier ;-)) et Eddy, ce personnage auquel je m’identifie. Eddy dévoile à Alex les sentiments ambigus qu'il éprouve vis-à-vis des garçons, ainsi que les relations malheureuses qu'il a eues avec la gent féminine. Il dit également n’avoir jamais eu de relation avec un garçon. E., ce garçon, c'est tout moi ! Et ces questions m'obsèdent 24h/24… Il faut que j’en parle, que ça sorte. J'espère qu’après cela, tu pourras encore me prendre dans tes bras et, peut-être, m'aider à y voir plus clair car je suis littéralement étouffé par ce « vice » qui, au fil des jours, des mois, des années, m'enfonce toujours plus dans l'incertitude, l'inquiétude, la culpabilité, la honte, la tristesse... l'envie d'être comme ces autres gars qui aiment les filles ! Peut-être cette situation est-elle moins dramatique qu’elle ne me semble être, mais en tout cas, je la vis comme un drame. Je ne l’assume pas, j'ai honte, honte, honte. J’ai beau faire semblant, essayer de faire peau neuve jour après jour, rien n’y fait, rien ne change. Attends deux secondes, je vais m’allumer une clope… Voilà, ça y est, je me lance, je le dis… je crois que… je suis… homosexuel (même l'écrire c'est difficile). Mais je ne sais pas, enfin, je ne sais plus...Je ne me sens pas hétéro à 0 %, mais je ne me sens pas non plus homo à 100 %. Ce que je sais depuis six ans, c’est que les filles ne me plaisent plus. Mais je ne suis pas certain non plus qu'elles me plaisaient auparavant. Les relations sexuelles que j'ai eues avec C. et L. ne m’ont pas spécialement donné envie de renouveler l'expérience. J'adore les filles, je les respecte, je pense les comprendre mais dès que je sais que l'une d'entre elle veut sortir avec moi, je me sens mal, je prends la fuite et l'évite à tout prix. Que faut-il en conclure ? Peut-être est-ce simplement que je ne suis jamais tombé vraiment amoureux d'une fille et que lorsque cela m'arrivera, les choses seront différentes. Je ne sais pas, j'ai peur de ne jamais désirer une fille. Pourquoi ne puis-je pas prendre une fille dans mes bras, l'embrasser avec amour et surtout, avec désir. Pourquoi ? Pourquoi ? J'ai peur de finir seul, sans personne… Il y a trois semaines, j’ai fait l’ébauche d’une réponse à la petite annonce d'un gars de 19 ans. Dans cette lettre, j’expliquais ce que je ressentais et lui demandais si c'était ça être homo. Mais une fois la lettre terminée, j'ai culpabilisé et l’ai déchirée. Cette situation est un calvaire, mais il faut que j'en sorte, je VEUX en sortir ! Pourquoi les garçons m’attirent-ils ? Est-ce la beauté de leur corps, est-ce l’interdit, l’inaccessibilité, l’autodestruction. Et cette attirance fait-elle de moi un gay ? La question reste entière. J’espère que tu pourras m’aider à y voir clair. Je t’embrasse, F.

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