11 février 2014

Un peu de moi : part 1

J’ai failli me noyer à deux reprises. La première fois, à l’âge de 7-8 ans, dans une rivière lors d’un camp scout, sauvé par l’infirmier (mais ça, j’en ai déjà parlé). La deuxième fois, à l’âge de 14 ans. Comme les vacances précédentes, mon père et moi étions partis faire de la plongée sous-marine à Quiberon. Deuxième jour de plongée, on descend un peu plus profondément. Alors que je me retourne, je laisse bêtement tomber mon détendeur. Merde, comment on fait encore pour éjecter l’eau ? À court d’air, je commence à remonter en flèche. Mon père, ne comprenant pas ce qui se passait, me retient par l’une des palmes. Au bord de l’asphyxie, je parviens à montrer mon détendeur empli d’eau, lui faire comprendre que je ne sais pas comment m’y prendre. Mais ouf, il lâche ma palme et, re-ouf, j’arrive tout juste à temps à la surface. L’une des premières règles enseignées lors des cours pratiques avec bonbonne : appuyer sur le bouton situé au milieu du détendeur pour expulser l’eau… Comme quoi, l’école buissonnière (que je pratiquais assidûment dans mon club de plongée) peut avoir de fâcheuses conséquences… !

Jusqu’à l’âge de 15 ans, je détestais les langues étrangères, ce qui peut paraître étonnant pour le traducteur que je suis. L’apprentissage du néerlandais, que l’on nous imposait depuis l’âge de 10 ans, était un véritable supplice. Inversion du verbe et du sujet, rejet du verbe à la fin de la phrase… C’est lors de rencontres, organisées par notre europhile de directeur, avec des jeunes issus des quatre coins de l’Europe que j’ai découvert ce formidable outil de communication que sont les langues étrangères.

À l’âge de 8 ans, alors que tout le monde était endormi dans le camp où nous bivouaquions sur le littoral turc, je pris la « poudre d’escampette » avec un jeune élève de mon beau-père pour passer la journée sur un bateau de pêche, faisant fi de la condition posée la veille par ma mère (qu’un adulte soit présent). Ayant vu le bateau, la quasi-absence d’une rambarde digne de ce nom, ainsi que les toilettes de fortune placées à quelques dizaines de centimètres du bord du bateau, et vu ma maladresse légendaire, ma mère me décocha, à l’arrivée de notre bateau au beau milieu de la nuit suivante, une gifle qui laissa transparaître des heures durant toute l’angoisse subie. Moi, j’avais passé une journée magique ! Sale gamin !!! ;-)

 

Suite au prochain numéro…

Posté par chinchinois à 10:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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